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La vie nocturne

La vie nocturne est désormais une richesse pour Metz. De la Place Saint Louis à la Place de Chambre, les bars et les restaurants ont fait florès et d’autres espaces (la rue Sainte Marie, la rue du Pont des Morts) se dynamisent. La vie culturelle (concerts, films, conférences) s’y épanouit. Ce sont là des emplois, des sources de retombées économiques pour la ville, mais aussi une forme d’attractivité : nos visiteurs, nos étudiants et plus largement tous ceux qui s’intéressent à Metz attendent de la métropole une vie nocturne de qualité, sans quoi ils iront la chercher ailleurs.

Nous sommes pourtant convaincus que les pistes d’amélioration sont nombreuses.

Il faut estomper certaines frontières trop présentes. Une frontière horaire, entre une vie “diurne” qui cesserait vers 19h, pour laisser place à un monde de la nuit supposé différent, et souvent objet de préjugés. Il faut que les services publics reprennent leur place dans la vie nocturne (présence des policiers municipaux, transports en commun plus tardifs et plus fréquents,…), afin que le cœur de la ville ne cesse pas de battre et ainsi s’auto-régule. La meilleure protection contre les actes de délinquance ou même de violence qui ont parfois endeuillé Metz, est précisément d’accroitre, densifier et encadrer cette vie nocturne, afin de ne pas laisser nos rues désertes. La question de l’éclairage des rues mérite également des présentations et un débat, secteur par secteur.

Estomper une frontière humaine entre celles et ceux qui pourraient participer à cette vie nocturne et ceux qui en seraient exclus, pour des raisons de pouvoir d’achat ou de mobilité.

Estomper la frontière entre riverains et clients, en faisant confiance à des collectifs et des associations de professionnels de la vie nocturne, dont le premier souci est de rendre leur activité économique durable, et donc acceptable.

Metz la nuit requiert une réflexion de fond, sur les activités concernées, sur la mobilité, et la réglementation, et non des propos à l’emporte-pièce qui ignorent les milliers d’emplois dépendant de la vie nocturne. N’ayons pas peur de la nuit.

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